Législation immobilière

Diagnostic électrique 2026 : installation de plus de 15 ans avant vente ou location

Avant de vendre ou louer un logement dont l’installation électrique a plus de quinze ans, le diagnostic électrique doit être vérifié, daté et intégré au dossier remis à l’acquéreur ou au locataire.

Diagnostiqueur immobilier contrôlant un tableau électrique dans un appartement ancien avec une acheteuse en arrière-plan, sans texte ni logo
Diagnostiqueur immobilier contrôlant un tableau électrique dans un appartement ancien avec une acheteuse en arrière-plan, sans texte ni logo.

Le diagnostic électrique est souvent moins visible que le DPE, mais il peut peser fortement dans une vente ou une mise en location. Il ne juge pas le style d’un logement : il regarde les risques de sécurité liés à une installation ancienne.

Cet article fait le point au 28 juillet 2026 à partir de sources publiques officielles. Il vise les propriétaires vendeurs, bailleurs et acquéreurs confrontés à une installation électrique de plus de quinze ans, sans répéter les guides Vera sur le DPE, le plomb, l’amiante, les termites ou le dossier vendeur général.

Identifier les logements concernés

Service-Public indique que l’état de l’installation intérieure d’électricité est requis lorsque l’installation électrique du logement a plus de quinze ans. La règle peut concerner une maison comme un appartement, en vente comme en location.

Le premier réflexe consiste donc à dater l’installation réelle, pas seulement l’année de construction du bien. Un appartement ancien peut avoir été rénové partiellement, et une maison plus récente peut comporter une partie d’installation plus ancienne ou mal documentée.

Ce diagnostic prend sa place dans le dossier de diagnostic technique, aux côtés du DPE 2026 , du CREP si le logement est ancien, de l’amiante selon la date du permis et des autres diagnostics déclenchés par la situation du bien.

Comprendre ce que contrôle le diagnostic

Le diagnostic électrique évalue les risques pouvant compromettre la sécurité des personnes. Service-Public précise qu’il porte notamment sur l’adéquation des équipements fixes aux caractéristiques du réseau et sur leurs conditions d’installation au regard des exigences de sécurité.

Le rapport doit relever l’existence et les caractéristiques d’un appareil général de commande et de protection, d’un dispositif différentiel adapté à la mise à la terre, de protections contre les surintensités sur les circuits et d’une liaison équipotentielle adaptée dans les locaux avec baignoire ou douche.

Il identifie aussi les matériels électriques inadaptés à l’usage, les risques de contact direct avec des éléments sous tension et les conducteurs qui ne sont pas protégés mécaniquement. Pour un vendeur ou un bailleur, ces points doivent être lus comme des signaux de risque, pas comme une simple formalité administrative.

Préparer une vente sans bloquer le notaire

En cas de vente, Service-Public liste l’état de l’installation intérieure d’électricité parmi les diagnostics à remettre lorsque l’installation a plus de quinze ans. Ces diagnostics sont regroupés dans le DDT, joint à la promesse de vente ou à l’acte de vente.

La durée de validité du diagnostic électrique est de trois ans en cas de vente. Un rapport trop ancien doit donc être renouvelé avant la signature si la date limite est dépassée.

Pour éviter une découverte tardive, le vendeur peut l’intégrer dès la préparation de l’ annonce immobilière et du dossier vendeur . Cela donne aussi à l’acquéreur le temps de chiffrer les corrections utiles avant l’offre ou le compromis.

Sécuriser une mise en location

En location vide ou meublée, Service-Public indique que le bailleur doit remettre l’état de l’installation intérieure d’électricité au futur locataire si l’installation du logement a plus de quinze ans. Le dossier est annexé au bail au moment de la signature et lors d’un renouvellement.

La durée de validité est différente de la vente : le diagnostic électrique est valable six ans en cas de location. Une attestation de conformité Consuel peut remplacer le diagnostic si elle a été faite depuis moins de six ans.

Pour un investisseur, ce point doit être anticipé avant la mise sur le marché, au même titre que les contrôles de décence, le DPE et les contraintes locales déjà évoqués dans le guide Vera sur le permis de louer 2026 .

Choisir un diagnostiqueur certifié

Le ministère chargé du Logement rappelle que les diagnostiqueurs immobiliers doivent répondre à des exigences d’indépendance, d’impartialité, de compétence, d’organisation, de moyens et d’assurance professionnelle.

Service-Public Entreprendre confirme que les diagnostics comme l’électricité, le gaz, les termites, l’amiante, le plomb, le DPE et l’audit énergétique sont établis par un diagnostiqueur immobilier. La certification est délivrée par un organisme accrédité et elle est valable sept ans.

Avant de commander le rapport, vérifiez le certificat, l’assurance, le domaine couvert et le périmètre de visite. Un professionnel lié à une entreprise de travaux ou incapable de justifier sa certification crée un risque pour le vendeur, le bailleur et le futur occupant.

Lire les anomalies avant de décider des travaux

Le diagnostic électrique n’est pas un devis de rénovation complète. Il sert à identifier des anomalies ou des points de sécurité qui doivent ensuite être discutés avec un professionnel qualifié si des travaux sont envisagés.

En vente, un acquéreur correctement informé peut intégrer le rapport dans son analyse de prix, de budget travaux et de calendrier. En location, le bailleur doit rester attentif à la sécurité et à la décence du logement avant remise des clés.

La méthode pragmatique consiste à classer les constats : risque immédiat, correction simple, intervention d’un électricien, impact sur occupation du logement et documents à transmettre au notaire ou au locataire.

Éviter les confusions avec le gaz ou le DPE

Le diagnostic électrique ne remplace pas l’état de l’installation intérieure de gaz. Service-Public distingue bien les deux obligations : l’électricité si l’installation électrique a plus de quinze ans, le gaz si l’installation de gaz a plus de quinze ans.

Il ne remplace pas non plus le DPE. Le DPE évalue la performance énergétique et climatique du logement, alors que le diagnostic électrique cible la sécurité de l’installation intérieure.

Si le bien est ancien, croisez aussi cette lecture avec les guides Vera sur le diagnostic plomb CREP , le diagnostic amiante et le diagnostic termites lorsque la localisation l’exige.

Checklist avant annonce, bail ou compromis

Commencez par dater l’installation électrique et retrouver les éventuelles factures de rénovation, attestations Consuel ou anciens diagnostics. Si l’installation a plus de quinze ans, vérifiez si le rapport disponible est encore valable selon le projet : trois ans pour vendre, six ans pour louer.

Commandez le diagnostic assez tôt pour lire les anomalies, demander un avis technique si nécessaire et intégrer les conséquences dans le prix, les travaux ou le calendrier. Ne découvrez pas ce point au moment de signer le bail, la promesse ou l’acte authentique.

Enfin, archivez le rapport complet, ses annexes, la certification du diagnostiqueur, les factures de travaux éventuels et les échanges utiles. Un dossier lisible rassure l’acquéreur, le locataire, l’agence et le notaire.

Questions fréquentes

Le diagnostic électrique est-il obligatoire pour tous les logements ?

Non. Il est requis en vente ou en location lorsque l’installation électrique du logement a plus de quinze ans.

Quelle est la durée de validité du diagnostic électrique ?

Service-Public indique une validité de trois ans en cas de vente et de six ans en cas de location.

Une attestation Consuel peut-elle remplacer le diagnostic ?

Oui, en location, une attestation de conformité Consuel peut remplacer le diagnostic si elle a été faite depuis moins de six ans.

Le rapport oblige-t-il toujours à faire des travaux avant la vente ?

Le rapport informe sur les risques et anomalies. En vente, il nourrit la décision et la négociation. En location, le bailleur doit aussi s’assurer que le logement remis respecte les exigences de sécurité et de décence.

Sources officielles consultées